Fermacell Partie 2

On continue le chantier mis en pause en Septembre, lors de la reprise des chantiers humides.

Finir les rampants.

Pour respecter les recommandations du fabricant, on rajoute de la structure pour avoir 40cm d’entre-axe. Les plaques sont collées entre elles et une vis tout les 15cm.

Mais, pour des raisons pratiques et d’organisation, je continue avec le coffrage de la vmc et la cage d’escalier.

On s’attaque ensuite à la cloison pour poser un maximum de plaques. On va alors passer le reste des plaques dans la chambre et finir la salle de bain…

Je construis des éléments d’aménagement, fini la plomberie, l’électricité et branche la vmc.

Pour finir la salle de bain, et le fermacell (quelques plaques en trop), je me décide à faire la chape avec des chutes de liège en panneaux de 2cm (j’ai même raboté quelques panneaux de 3cm) suivies par deux épaisseurs de chutes de fermacell, collées et vissées entre elles. La dalle en béton n’est ni tout à fait plate ou horizontale, j’avais la flemme de faire un ragréage, j’espère que ça va marcher !

Sous la pression, la chape se comprime à certains endroits (pas bon pour le futur carrelage). Je laisse des charges en espérant voir la chape se déformer doucement pour se poser entièrement sur la dalle. Peut être que je mouillerai si ça ne suffit pas…

Et je fini la cloison !
Le placage de l’étage Est est terminé ! Encore des pièces prêtes à enduire, jointoyer et peindre… 🙂

Chaux suite, et fin !

L’hiver se rapproche vite…
On se concentre sur les derniers chantiers chaux dans la maison. Le nettoyage des bétonnières la nuit quand il fait 5°, y’en a marre !!!

Banchage de chaux chanvre dans l’entrée.

Trois murs sont encore à isoler et redresser. Le petit bout de mur Est (fond du placard) sera isolé en panneaux de liège, plus tard. L’objectif se porte sur les murs à bancher, et sur les chapes pour lesquelles j’ai besoin d’aide (mes lombaires particulièrement).

La structure du pignon est faite à l’étage (pas de photo). Il faut structurer le mur Sud de l’entrée pour recevoir environ 15cm de chaux-chanvre, et le pignon pour 5cm en moyenne (correction des ponts thermiques).

Dépoussiérage et application de la couche d’accroche (gobetis) à la projeteuse, après fixation définitive de l’électricité et protection du métal.

Et banchage !

Il restera encore quelques retouches de chaux chanvre sur les angles dans la chapelle et deux petits coffrages béton sur les pignons… Et les chapes !

Chapes de compression.

Intercalés dans le chantier chaux chanvre, les chapes vont se faire en présence de l’aide de Lise et/ou Pierre et de bonnes conditions météos.

La chape (sèche) dans la chapelle nous permettra d’accueillir le fermacell avant qu’il n’augmente de 15%…

Je vais un peu vite sur les recherches préalables. Le choix de la chaux est douteux (NHL 5) et l’humidité du mélange certainement très mauvais (beaucoup trop humide). Beaucoup de retraits apparaissent, les chapes sont bien fissurées. Celle du salon est un peu mieux car le tirage était plus rapide grâce à une chaux batardée (Batichaux : NHL5 et 20% de ciment).
Je ne suis pas content du résultat… Il est probable que ça fasse quand même le job.

Après quelques recherches supplémentaires, il semble que le choix de la chaux se porte sur la cohérence avec les chaux utilisées dans les couches inférieurs.
Et le mélange de la chaux et du sable doit se faire sec, puis humidifié légèrement pour rester « sableux » et non « crémeux ».

Conduit et poêle.

Quelque part au cours de ces chantiers, après la chape de la chapelle, je vais installer le conduit de fumée et un vieux poêle qu’Elodie nous prête. Le passage de l’ancienne cheminée avait été réduit pour laisser passer une tube double peaux isolé de 180 (intérieur, 230 extérieur). Le diamètre maximum est installé, on ne sait jamais… Qui peut le plus peut le moins !

Et je réduit en 120 jusqu’au poêle (même diamètre que le poêle bouilleur serbe qui sera installé).

FEU !

On va pouvoir chauffer et travailler au chaud (enfin pas trop froid) !!!

La voute !!

Projection de chaux-chanvre.

Le temps a fait son oeuvre et je sais désormais avec qui finir la voute. Je prends rendez vous avec Alexandre pendant que Youri est là !

Alexandre projète depuis plus de trois ans et travaille avec un maçon chevronné du coin. Il est raisonnablement cher et à l’air fiable ! Après les déconvenues de fin Juin, j’en ai besoin !

Pas beaucoup de temps pour prendre des photos. C’est bien mieux documenté en vidéo, sur Youtube !

On a changé de mode d’échafaudage, protégé à nouveau ce qui devait l’être. On était pas trop de 4 personnes. Le grattage était long. On a débordé un peu le jour suivant pour finir. En tout cas, c’est fait !!! Grand soulagement… 🙂

Voilà le résultat :

Fermacell Partie 1

L’isolation « membrane » des étages Est et Ouest et du salon est finie, on va pouvoir commencer à plaquer.

On a la visite de Youri pour deux semaines. Il vient nous prêter la main. 🙂
On profitera aussi de sa présence pour la projection de chaux chanvre.

Un peu d’électricité.

On tire les gaines qui seront enfermées dans les murs extérieurs et les rampants.

Plaquage.

On commence donc à l’Est.

Et pour des raisons d’organisation, on va vite passer à l’Ouest.
La petite chambre est vite finie ! Lise pourra faire des enduits de finition…

On continue un peu à l’Est, et on s’arrête à nouveau pour le chantier de la voute…

La suite dans la partie 2…

Isolation salon Partie 2

Le salon est prêt pour la suite. La structure est faite. Il reste quelques petits détails au niveau des ouvertures.

On commence par poser la laine de coton lin et chanvre. Une épaisseur de 12 cm entre la contre cloison et les murs extérieurs, puis 6 cm entre les lambourdes.
Aux encadrements, du liège est utilisé pour les petites épaisseur (2 cm).

On applique le pare vapeur.

Et les liteaux.

La méthode est éprouvée…

La voute !

La douceur du printemps est là, on va pouvoir reprendre la chaux. C’est au tour de la voute de se parer de chaux chanvre.
En cherchant des conseils de maçon, je rentre en contact avec un pote de l’électricien, qui veux bien répondre à mes question, qui veux bien travailler avec son client, qui a une projeteuse, et qui ne prend pas un bras à la journée ! La solution de projection semblait être la plus envisageable, c’est voilà confirmé. On prend rendez vous pour le mois de juin.
Chantier complexe en perspective !

Échafaudages.

Première mission, accéder à la voute.
Idéalement, il faudrait pouvoir accéder partout sans trop de modifications.
L’idée se dessine de créer 4 tours espacées de 3 m (longueur des planchers), donnant la possibilité de travailler en bas de voute, et de créer un grand plancher plus haut pour travailler jusqu’à la clé.

Préparation.

D’abord, gratter et faire tomber tout ce qui est fragile, dépoussiérer.

Structure.

J’avais commencé la structure des mois auparavant mais arrêté en raison du proche chantier de la chape. Je ne voulais pas échafauder et devoir tout recommencer.
Cette phase est délicate car il faut redessiner les courbes sur une voute déformées. La solution a été de construire progressivement la structure, de la fixer sommairement, et d’ajuster « visuellement » au fur et à mesure de la construction.

Je me suis méchamment foulé le pouce de la main droite aux trois quarts de la structure. 1 semaine de pause débroussailleuse (sans pouce, en fait, ça va, alors que percer, fixer, tenir… non.)

Il faut aussi traiter la suie et structurer le haut des pignons, et finir l’arche du passage vers l’Est.

Protections.

On emballe tout ce qui a besoin d’être protégé dans du plastique ! Avec du joli scotch orange. J’adore…

Projection.


Ça ne va pas tout à fait se passer comme prévu. La projection se passe pas trop mal en matinée, et la machine qui prépare la chaux commence à déconner. L’après midi va être occupée à tenter de faire marcher la machine, en consommant beaucoup de (ma) chaux, et sans résultats ! Le stress !
Vers 16h, je préfère dire au maçon qu’on arrête là, je le paie au cubage projeté, je vais trouver une autre solution.

Grosse déception après tous ces préparatifs…
Je me tape le covid.

La voute devait être faite pour l’anniversaire de Lise.
On va quand même faire propre pour l’occasion.

Il commence à faire trop chaud pour la chaux. Je ne sais pas comment finir cette voute…

Pare vapeur chambre Ouest

Je passe à l’étage, finir l’isolation et poser le pare vapeur dans la chambre Ouest.
Comme le pare vapeur n’était pas prévu, il faut (encore) démonter les liteaux.

Je commence par les rampants.

Il faut reprendre la carde de la petite fenêtre.

Et finir celui de la grande.

Pose du pare vapeur sur les murs, et repose des liteaux.

Il restera un peu d’électricité et cette pièce sera prête à plaquer !! 🙂

Isolation salon Partie 1

Structure.

On commence par les cadres des contre cloisons et le plafond. La technique est déjà éprouvée. Les contre cloisons sont faites en lambourdes de douglas de 60*40mm. Les supports du plafond (50*28mm) sont fixés par l’intermédiaire de liteaux (eux même fixé au coffrage du plancher) et de cales.

Ensuite, on traite les ouvertures comme on peut et on finit de remplir les cadres…

J’aurais bien voulu finir cette pièce mais le mur Nord, rattrapé au chaux-chanvre, n’est pas super sec. Difficile d’enfermer les panneaux isolants derrière le pare vapeur.

Finir le salon aurait pu me permettre de faire la chape de compression de la chapelle et du salon. Sol moins fragile pendant le chantier de la voute, mais temps de séchage à prendre en compte…

Après quelques hésitations, je décide de passer à l’étage, finir la chambre Ouest.

Pare vapeur étage Est

Soyons positif !

Puisqu’on ne peut économiquement pas faire du chaux-chanvre (la rolls) partout, on isole par membrane (placo ou fermacell) avec des panneaux isolants (bio ou pas).
Dès lors, nous devons protéger nos chers matériaux isolants de la condensation, source d’emmerdes assurées… Heureusement, le pare-vapeur est là !

Je le redis, c’est jusqu’ici la plus grosse leçon, pour moi, de ce chantier. Il faut protéger des matériaux isolants « biologiques » avec du … plastique !

Bref…

En hiver, l’humidité intérieure va chercher à migrer vers l’extérieur. L’intérieur est chaud, et l’extérieur froid. Si la cloison intérieur laisse passer plus d’humidité que le mur extérieur, l’humidité va se condenser au point de rosée, à la rencontre du chaud et du froid, dans le mur. Les pathologies sont alors multiples et déplorables pour l’habitat, et ses habitants.

Le pare vapeur est nécessaire ! Ben merde !

Bon, j’avais déjà fait la toiture et le mur Nord de l’étage à l’Est, un peu honteux. Du coup, je n’ai pas de photos…
On ne fait plus de chaux à cause du froid.

Encadrements.

Je termine les encadrements.

Pare vapeur.

J’applique le pare vapeur sur les murs Est et Sud.

Pignon.

Je fini ce chantier en traitant le mur pignon, isolation laine de coton, lin, chanvre avec pare vapeur de part et d’autre de la cage d’escalier. Je remonte la structure des cloisons (que je devais démonter pour appliquer le pare-vapeur).

Je structure le reste du mur en vue de recevoir une petite épaisseur de chaux-chanvre et je redessine la courbe de l’arche (pas très régulière) de l’ouverture, que je finirai en même temps que la voute…

Les murs en chaux chanvre

Préparation.

Les murs extérieurs sont structurés avec des lambourdes 40*60 et recevront entre 15 (au Sud) et 20cm (au Nord) de béton.
Il me reste à structurer les murs pignons qui recevront une petite couche de 5 cm (correcteur thermique), à monter les derniers boitiers électriques, l’extracteur de la cuisine, et à mettre au propre les sorties pour l’échangeur du poêle.

Application

On va (avec l’aide de Lise) d’abord s’attaquer au Nord, en traitant en même temps, le mur extérieur et les pignons. On utilise toujours la technique du banchage. Sur le mur extérieur, on utilise des entretoise pour noyer la structure dans le béton. Sur les pignons, on visse directement les banches sur la structure, et certaines parties sont remplies à la main en raison du manque d’espace pour glisser la matière ou la tasser.

On passe au Sud. Idem sauf que c’est un peu moins épais sur le mur extérieur, et plus simple parce qu’il y a beaucoup moins d’éléments dans le mur.

On va s’arrêter à l’amorce du bout de structure de la voute (qui n’est qu’un essais). J’avais mis en pause à cause de la passerelle, et c’est très bien tombé car j’aurais été bien embêté pour faire les murs dans une chapelle pleine d’échafaudages. Les températures chutent et le travail de la chaux va vite être compromis. Je choisis de finir la saison avec les pignons du salon. On échafaudera et reprendra la structure de la chapelle pour le printemps…

La salon.

On traite le pignon coté salon, comme du côté de la chapelle. Structure légère pour appliquer environ 5 cm. Ça permet de corriger les ponts thermiques en coupant le phénomène des parois froides.
En prenant mes repères dans la pièces, je me suis rendu compte que le mur Nord était très irrégulier du côté de la chapelle. En faisant au plus juste avec les laines isolantes, on se serait retrouvé avec une épaisseur trop juste au minimum. On va rattraper le mur en chaux chanvre pour combler le manque. L’isolation en laine viendra s’ajouter à la reprise, on ne lésine pas avec les murs Nords ! 😉

Vous pouvez maintenant me suivre sur youtube. Vous trouverez ici l’étape de ce chantier détaillée en vidéo.

On est mi Novembre, j’ai l’impression que la maison bascule dans son inertie froide; certains jours, il fait plus froid dedans que dehors. Je crois bien que c’est le dernier chantier chaux de l’année…
On va faire autre chose.