Chaux suite, et fin !

L’hiver se rapproche vite…
On se concentre sur les derniers chantiers chaux dans la maison. Le nettoyage des bétonnières la nuit quand il fait 5°, y’en a marre !!!

Banchage de chaux chanvre dans l’entrée.

Trois murs sont encore à isoler et redresser. Le petit bout de mur Est (fond du placard) sera isolé en panneaux de liège, plus tard. L’objectif se porte sur les murs à bancher, et sur les chapes pour lesquelles j’ai besoin d’aide (mes lombaires particulièrement).

La structure du pignon est faite à l’étage (pas de photo). Il faut structurer le mur Sud de l’entrée pour recevoir environ 15cm de chaux-chanvre, et le pignon pour 5cm en moyenne (correction des ponts thermiques).

Dépoussiérage et application de la couche d’accroche (gobetis) à la projeteuse, après fixation définitive de l’électricité et protection du métal.

Et banchage !

Il restera encore quelques retouches de chaux chanvre sur les angles dans la chapelle et deux petits coffrages béton sur les pignons… Et les chapes !

Chapes de compression.

Intercalés dans le chantier chaux chanvre, les chapes vont se faire en présence de l’aide de Lise et/ou Pierre et de bonnes conditions météos.

La chape (sèche) dans la chapelle nous permettra d’accueillir le fermacell avant qu’il n’augmente de 15%…

Je vais un peu vite sur les recherches préalables. Le choix de la chaux est douteux (NHL 5) et l’humidité du mélange certainement très mauvais (beaucoup trop humide). Beaucoup de retraits apparaissent, les chapes sont bien fissurées. Celle du salon est un peu mieux car le tirage était plus rapide grâce à une chaux batardée (Batichaux : NHL5 et 20% de ciment).
Je ne suis pas content du résultat… Il est probable que ça fasse quand même le job.

Après quelques recherches supplémentaires, il semble que le choix de la chaux se porte sur la cohérence avec les chaux utilisées dans les couches inférieurs.
Et le mélange de la chaux et du sable doit se faire sec, puis humidifié légèrement pour rester « sableux » et non « crémeux ».

Conduit et poêle.

Quelque part au cours de ces chantiers, après la chape de la chapelle, je vais installer le conduit de fumée et un vieux poêle qu’Elodie nous prête. Le passage de l’ancienne cheminée avait été réduit pour laisser passer une tube double peaux isolé de 180 (intérieur, 230 extérieur). Le diamètre maximum est installé, on ne sait jamais… Qui peut le plus peut le moins !

Et je réduit en 120 jusqu’au poêle (même diamètre que le poêle bouilleur serbe qui sera installé).

FEU !

On va pouvoir chauffer et travailler au chaud (enfin pas trop froid) !!!

La voute !!

Projection de chaux-chanvre.

Le temps a fait son oeuvre et je sais désormais avec qui finir la voute. Je prends rendez vous avec Alexandre pendant que Youri est là !

Alexandre projète depuis plus de trois ans et travaille avec un maçon chevronné du coin. Il est raisonnablement cher et à l’air fiable ! Après les déconvenues de fin Juin, j’en ai besoin !

Pas beaucoup de temps pour prendre des photos. C’est bien mieux documenté en vidéo, sur Youtube !

On a changé de mode d’échafaudage, protégé à nouveau ce qui devait l’être. On était pas trop de 4 personnes. Le grattage était long. On a débordé un peu le jour suivant pour finir. En tout cas, c’est fait !!! Grand soulagement… 🙂

Voilà le résultat :

La voute !

La douceur du printemps est là, on va pouvoir reprendre la chaux. C’est au tour de la voute de se parer de chaux chanvre.
En cherchant des conseils de maçon, je rentre en contact avec un pote de l’électricien, qui veux bien répondre à mes question, qui veux bien travailler avec son client, qui a une projeteuse, et qui ne prend pas un bras à la journée ! La solution de projection semblait être la plus envisageable, c’est voilà confirmé. On prend rendez vous pour le mois de juin.
Chantier complexe en perspective !

Échafaudages.

Première mission, accéder à la voute.
Idéalement, il faudrait pouvoir accéder partout sans trop de modifications.
L’idée se dessine de créer 4 tours espacées de 3 m (longueur des planchers), donnant la possibilité de travailler en bas de voute, et de créer un grand plancher plus haut pour travailler jusqu’à la clé.

Préparation.

D’abord, gratter et faire tomber tout ce qui est fragile, dépoussiérer.

Structure.

J’avais commencé la structure des mois auparavant mais arrêté en raison du proche chantier de la chape. Je ne voulais pas échafauder et devoir tout recommencer.
Cette phase est délicate car il faut redessiner les courbes sur une voute déformées. La solution a été de construire progressivement la structure, de la fixer sommairement, et d’ajuster « visuellement » au fur et à mesure de la construction.

Je me suis méchamment foulé le pouce de la main droite aux trois quarts de la structure. 1 semaine de pause débroussailleuse (sans pouce, en fait, ça va, alors que percer, fixer, tenir… non.)

Il faut aussi traiter la suie et structurer le haut des pignons, et finir l’arche du passage vers l’Est.

Protections.

On emballe tout ce qui a besoin d’être protégé dans du plastique ! Avec du joli scotch orange. J’adore…

Projection.


Ça ne va pas tout à fait se passer comme prévu. La projection se passe pas trop mal en matinée, et la machine qui prépare la chaux commence à déconner. L’après midi va être occupée à tenter de faire marcher la machine, en consommant beaucoup de (ma) chaux, et sans résultats ! Le stress !
Vers 16h, je préfère dire au maçon qu’on arrête là, je le paie au cubage projeté, je vais trouver une autre solution.

Grosse déception après tous ces préparatifs…
Je me tape le covid.

La voute devait être faite pour l’anniversaire de Lise.
On va quand même faire propre pour l’occasion.

Il commence à faire trop chaud pour la chaux. Je ne sais pas comment finir cette voute…

Transition

La voute se profile doucement…

En attendant les température clémentes du printemps, et reprendre le chantier chaux :

nettoyage et ré-organisation de l’atelier, maçonnerie du cadre de sa porte, réglage de la machine à bois, affutage des outils, et branchement de l’aspirateur à copeaux.

Machine opérationnelle, je modifie une porte pour l’installer dans la chambre Ouest.

Oh, un arc en ciel ! 🙂

On reçoit le travertin.

Mur de soutènement

Ming et Jérôme ont fini le mur.

Au plus large, la base du mur fait 1 mètre. Il est structuré avec des poutres horizontales et verticales en béton armé. Et il est en appui sur les angles de la maison pour limiter encore la poussée au centre du mur.

L’étape suivante sera d’installer la passerelle définitive et bâtir quelques marches d’escalier. Il ne restera plus qu’à ramener quelques tonnes de terre pour recouvrir le haut du mur jusqu’au premier rang de pierres.

Maçons, le retour.

Grandes ouvertures

Deuxième étape tant attendue de maçonnerie. Les deux gros percements de la chapelle vont être faits, l’agrandissement de la fenêtre à l’Ouest, et quelques finitions. J’espérais aussi être prêt à couler les dalles sur terre plein, mais ça sera l’objet d’une prochaine visite…

La baie Sud

La fenêtre Nord

La fenêtre Ouest

À nous de jouer !

Terre plein Est

On va finir de décaisser le sol à l’Est, couler la semelle du muret de soutènement, et commencer le hérisson ventilé.

J’avais d’abord prévu un vide sanitaire mais c’est beaucoup plus cher, puisqu’il faut faire un plancher, et l’accès trop compliqué. Le choix d’une dalle flottante, isolée sur hérisson s’est imposée.

Drainage

A l’extérieur, on va enduire le bas du mur pour le protéger avant de mettre en place le drainage. Il y aura aussi un timide démarrage du gros mur de soutènement en pierre sèche.

Evacuations, réservations et arrivées d’eau

La suite de l’été va être occupé à créer des réservations, préparer et mettre en place les évacuations, et refaire au propre les arrivées d’eau à la cave.

Préparation du sol à l’Est

Dernière étape avant le retour des maçons, finir le hérisson, poser la dernière couche de sable bien à plat et mettre en place le liège avant de pouvoir couler la dalle.