Cuisine

Avant projet.

Des recherches avaient été faites en début de chantier, à l’époque de la maçonnerie: il fallait penser au passage des réseaux !
Les zones avaient assez vite trouvé leur place. Le rangement vers l’entrée, l’évier devant la fenêtre Nord, et la cuisson vers l’Ouest.

Bref, à ce stade, il fallait anticiper les arrivées et évacuations d’eau de l’évier et du lave vaisselle, et les gaines électriques du four, plaque de cuisson, lave vaisselle, frigo, hotte, prises diverses et lumière, au moins dans les grandes lignes…

À l’époque, la cuisine ressemblait à ça :

Conception.

Quelques années plus tard, les volumes définitifs de la chapelle existent !

On mesure tout ça avec précision et on cale du meuble Ikea sur leur logiciel de conception 3D. Ça permet en même temps de passer en revue leur catalogue et de tester des conceptions.
On va aboutir à une version assez simple, avec trois blocs principaux, qu’on va ensuite dépouiller pour n’acheter que ce qui nous intéresse, puisqu’on s’occupe d’une grande partie des façades, des plaintes, des fileurs et habillages, du plan de travail, de l’électro-ménager, et même des pieds !
Bref, on garde les caissons, la quincaillerie et quelques portes.

Montage des caissons

Je suis déjà bien engagé sur le chantier chauffage et Lise est au chômage, ou presque. Après un essai ensemble, la voilà monteuse de caissons.

Mise en place des pieds, puis assemblage.

Façades.

Fixation des fileurs (éléments de jonction entre les différents blocs).
Montage des portes, d’abord celles achetées, et préparation des panneaux en châtaignier pour la suite des façades.

Petite étude des principes de construction Ikea, création de deux gabarits et c’est parti pour la fabrication des portes.

Découpe et assemblage brut pour vérifier les découpes.
Lise peut maintenant démonter, poncer, traiter, et remonter tout ça, à son rythme.

Plan de travail

Le contreplaqué marine disponible était un peu fin, 18mm je crois. Je décide de l’armer avec des restes de latte, une fois rabotées d’env 25*50mm. La structure reprend les montants des caissons, elle est collée et vissée au CP, et permet aussi d’assembler les différents panneaux.

Evier

On a choisi un évier timbre d’office, enfin face avant visible quoi. On aime bien esthétiquement et en plus, c’est pratique à l’usage: on est moins penché en avant quand on a les mains au fond.

Panneaux latéraux

On passe aux panneaux de finition, sur le dessus et côtés des caissons.

Carrelage

Lise se charge de carreler le plan de travail de la salle d’eau.

Pendant que je fais celui de la cuisine.
Je commence par tout découper.

Je colle.

On notera l’arrivée du four.

Nez

Pose à blanc du nez de plan de travail. Il est emboîté sur le contreplaqué (CP), collé et vissé par en dessous. Il couvre l’épaisseur du carrelage et sa colle, du CP et de la structure.

Douche

On continue le chantier carrelage dans la douche.

Façade

Les panneaux en châtaignier sont finis.

Evier

L’eau arrive dans la cuisine !

Ventillo

Pour « déstratifier » les couches d’air de différente température, on fait tourner le ventilateur à l’envers (ça évite la sensation de courant d’air) en le poussant vers le plafond et brasser l’air en douceur. On réduit l’écart de température entre en haut et en bas de plusieurs degrés.

La maison est déjà très agréable grâce au chaux chanvre. On y passe beaucoup de temps cet hiver pour finir les travaux. On chauffe les deux lieux et on hallucine. La sensation de confort dans la maison se situe autour de 17° alors que dans le chalet, il faut bien 21° pour se sentir bien.
La stratégie de miser sur la chaleur radiante était bonne !

Le carrelage se termine dans la douche.

On vit de plus en plus dans la maison…
On fête Noël.

Crédence

La crédence tarde. La commande du carrelage a pris du temps.

La fin de la pose s’accompagne de tests pour les poignées de porte.

Poignées de porte

On a trouvé des poignées toutes simples en laiton, fines, de différentes tailles.
Ça se compose bien.

On clôt le chantier carrelage.

Finish

La plaque à induction est branchée.

La vaisselle est faite.

On fini par la plaque gaz et la hotte.

Emménagement !

Nous y voilà !
Six ans de travaux… Presqu’aboutissement puisqu’il reste la salle de bain du haut, l’entrée, la terrasse et quelques garde corps pour aller au bout de ce projet.
Bref, la maison est habitable !

Voilà à quoi ça ressemble après quelques semaines de vie :

La suite arrivera dans quelques mois, après la grosse déprime… 😉

Chauffage

Gros dossier !
Lente et longue conception.
Je pars de rien ou presque. Au début on pensait faire installer une chaudière à granulés, et progressivement, on a commencé à étudier des solutions plus autonomes.

Contraintes

On s’est vite intéressé au poêle bouilleur. On aime le chauffage au bois !
On a rapidement abandonné le solaire thermique au détriment du photovoltaïque. Pour des raisons de simplicité d’installation (pas facile de monter des tuyaux sur le toit). Aussi parce que nous n’avons pas d’eau de ville et que la sécurité thermique du poêle a besoin d’eau sous pression. On a donc misé le plus de budget sur notre autonomie électrique car il nous arrive assez régulièrement d’avoir des coupures réseau. Pas d’électricité = pas d’eau = danger avec le bouilleur !

Recherches

En ce qui concerne le poêle en lui même, on a d’abord étudié les poêles de masse (rocket stove) auto construits. Ça semblait être un gros chantier d’autant plus compliqué avec l’intégration d’un bouilleur. peu pratique à l’usage et nécessite beaucoup d’entretient. En plus du fait que le poêle de masse (2 tonnes) n’est pas adapté à nos régions. Il a besoin d’être très bien dimensionné et devient peu fonctionnel avec des hivers plus ou moins froid. On s’est ensuite intéressé aux poêles Mélèze, artisanaux, semi-masse (800kg), équipés de bouilleur et four, très beau et très cher. On a abandonné cette idée à cause du prix. Aussi parce que notre chapelle (pièce de vie) constitue déjà une masse thermique colossale. Peut être pas nécessaire de chercher plus d’inertie…

Conception

Après plusieurs rendez vous et devis avec des chauffagistes, peu nombreux et très cher, je me suis attelé à comprendre le fonctionnement des systèmes de chauffage composés de poêle bouilleur. J’ai dessiné, fait de longues pauses, redessiné maintes fois le système en intégrant progressivement mes nouvelles recherches et compréhensions.
En 5 ans, j’ai fini par aboutir à ce schéma, j’ai eu la chance la dernière année d’avoir l’aide d’un collègue d’ami. Merci Vincent !

On a donc un premier circuit d’échange entre le poêle et le ballon tampon. On y stocke les calories et c’est depuis ce ballon qu’on va les chercher à la demande, pour le circuit de radiateurs ou pour faire de l’eau chaude sanitaire. La production d’ECS est assurée en période chaude par une résistance, puisqu’on produit beaucoup d’électricité à cette période de l’année.

Inventaire

Une fois le système défini, il va falloir transformer tout ça en liste de matériel.
J’avais encore une fois pris un peu d’avance à cause de l’inflation, en achetant les gros éléments.
Il me faut encore dessiner chaque partie du système avec les bons éléments, raccords, aux bons diamètres, etc… Ça va m’occuper un bon moment !

Erreur !

Un beau matin, sur la terrasse, en buvant mon café, je révise mentalement l’installation, et je me rends compte avec effroi que les tuyaux de l’échangeur du poêle qui sont dans la chape, sous le travertin font une vague d’environ 10cm. Je me retrouve avec un point haut sans possibilité de purger l’air. Pas bon !!!

Impossible à modifier. Je vais devoir repasser des tubes de cuivre de la cave à la chapelle. A ce stade du chantier, c’est déprimant !

Je vais toutefois m’en sortir assez bien en perçant la voute (à l’époque, j’ai eu peur de le faire) et en cassant un peu de travertin.

À la cave

Je réorganise encore la cave pour m’atteler à ce nouveau chantier.
J’ai décidé de faire en cuivre tous les circuits qui sont en lien direct avec la production de chaleur. Tout ce qui se passe après les vannes trois voies ou les mitigeurs, en multicouche. Je commence à faire des montages à blanc, pour couper les tubes à la bonne taille, et je jointe et sertis progressivement.

Circuits chauffage et ECS

Je commence par le circuit de chauffage et le circuit d’échange avec le ballon d’ECS.

Le circuit de chauffage est composé d’un groupe (circulateur, vanne trois voies motorisée), d’un désemboueur, d’un pot à boue et d’une évacuation. le circulateur et la vanne trois voies seront pilotés par le calculateur en fonction de la température extérieure, du ballon, et de la consigne.

Le circuit ECS permet de faire circuler la chaleur du tampon dans l’échangeur du ballon d’eau chaude sanitaire. Il est composé d’un circulateur et d’un clapet anti retour empêchant de refroidir l’eau sanitaire (par thermosiphon) si le tampon est froid. Le circulateur est piloté par le calculateur en fonction des températures des deux ballons et de la consigne.

Remplissage

Je retouche un peu les arrivées d’eau et fais la partie remplissage qui doit assurer la bonne pression des circuits d’échange et de la soupape de sécurité thermique, et empêcher que l’eau de chauffage ne contamine l’eau de consommation.

Réparation

J’installe les tuyaux de l’échangeur du poêle qui vont de la cave au séjour.

Je rebouche.

Et je répare le travertin; on s’occupera des joints plus tard…

Ça continue…

En bas, avec du multicouche :
Circuit de remplissage avec vanne et manomètre.

Raccordement du chauffe eau avec mitigeur thermostatique et groupe de sécurité.

Premier test

Mise en pression du ballon tampon, dont les joints sont faits.
Les éléments sont remplis d’air comprimé et la pression est surveillée au manomètre. J’ai bricolé pour l’occasion une interface entre un flexible en 3/4 avec joint, et l’arrivée d’air du compresseur. J’ai remplacé le bouchon de purge d’une vanne par un manomètre que j’avais en stock. Rapide et efficace 🙂

Fin du multicouche !

Finalisation des connections avec les réseaux actuels (eaux sanitaires, réseau de radiateurs). Mise en pression.

Circuit d’échange entre le poêle et le tampon.

À la cave mais au plus proche du poêle, on trouve le circulateur (déclenché par la température de départ du poêle) avec une vanne de maintient de température de retour (permettant de réduire les contraintes appliquées au poêle).

En haut, à côté du poêle, on a une soupape de sécurité thermique (qui injecte de l’eau froide et évacue l’eau chaude en cas de surchauffe), une soupape de pression 3bars, un manomètre, un purgeur, et bientôt deux thermomètres.

L’ami soudeur est passé ! Y’a plus qu’à chercher les fuites 😉
Avec l’air comprimé, les fuites moussent lorsqu’on pulvérise les joints avec de l’eau savonneuse. Pas besoin de purger des hectolitres d’eau à chaque fois qu’on répare !

Avant dernière étape

On finalise le travail à la cave par la programmation.
Avec sondes, de température extérieure, du tampon, du départ chauffage, de l’eau chaude sanitaire, et commandes, des pompes du circuit de chauffage et de l’échangeur ECS.
Sans oublier la commande électrique de la résistance du chauffe eau (controlée par une horloge pour limiter aux heures de bonne production photovoltaïque. Peut être par un routeur solaire plus tard).

Fumisterie

On termine par le conduit d’évacuation des fumées en 150 avant de pouvoir installer le poêle bouilleur !

En parallèle de ce chantier un poêle compliqué 😉 la cuisine se termine…

Nous sommes début Février. Installer le poêle, c’est finaliser le système de chauffage : radiateurs, eau chaude…
C’est le point de bascule avant emménagement…

Leger stress quand même !

Mise en route

Suspens, après toutes ces années de réflexion et d’investissement…

Je vais passer une longue soirée à faire des allez retours entre la chapelle et la cave, à regarder les thermomètres, le calculateur, et à toucher les radiateurs…

Tout marche ! Immense victoire ! Grand relâchement !

Travertin

Comme souvent à cette période de l’année, la chapelle se vide.
Cette fois ci, c’est enduit. Et prêt à carreler !

On a choisi du travertin premier prix. 15 balles le m2. C’est bien nuancé et plein de trous. C’est la gamme qu’on aime.
Ça fait deux ans qu’il attend dans la cour. On avait (un peu) anticipé l’inflation.

Collage

Pour respecter les besoins de perméabilité à l’humidité sur une voute maçonnée à la chaux, Il n’y a guère que la pierre ou la terre cuite. l’idéal aurait été de poser le travertin au moment de tirer la chape de compression; en ajoutant une fine couche de chaux en surface pour servir de colle.
J’ai essayé d’utiliser une barbotine de chaux en guise de colle mais ça tirait trop vite, impossible de repositionner les carreaux après la pause, impossible de faire un sol plat. Saint Astier fait une colle à la chaux mais elle est chère et les délais de dispo étaient long…
Tant pis, la voute ne respirera que par le dessous, on part sur de la colle flex. Inconvénient pour la voute mais avantages de solidité et de mise en œuvre !

Calepinage

Dans le choix du travertin, y’avait aussi le format. Il s’est vite porté sur l’opus, d’abord parce qu’on avait envie de quelque chose de plus organique qu’aligné et que ça conviendrait mieux à la quasi absence d’angles droits. Et hors de question de poser avec des joints à 45° comme ça se fait souvent en rénovation.

Bon, par contre faut bosser ! Ça ne se pose pas comme un format régulier. Les joints ne sont pas toujours réguliers; il y a alternativement 3 ou 4 carreaux pour une même distance.

Je fais une petite pose à blanc pour voir.

Chapelle

Je choisi l’axe Est Ouest en commençant à l’entrée dans la chapelle. Je me servirais de cet axe comme référence jusqu’au bout du salon. Il faut veiller à ne pas dévier pour garder des joints réguliers sur toute la surface.

Je fais env 4m2 par jour. C’est plus long que du carrelage !

Ça ralenti encore en s’approchant des bords. On fait d’abord les découpes et c’est souvent Lise qui colle.

Salon

Je continue de dérouler la méthode jusqu’au fond du salon, toujours sur le même axe Est Ouest.

Petit escalier

La grande surface est faite. Je fais le calepinage du petit escalier avec essais de nez de marche en châtaignier.

Plaintes

Les plaintes sont chères, on avait prévu de découper des dalles de 60*40.

Fin du petit escalier.
Les nez de marche sont collés à la colle PU et vissés avec des vis béton de 8*80. Ça devrait tenir !

Joints

Premier test de jointement.
En respectant les recommandations du fabricants, on a une patte qui tire très vite. Ça devient très lent et difficile de remplir les joints mais aussi toutes le cavités dans les carreaux. On va la rendre légèrement plus fluide et on va surtout imbiber d’eau le travertin à la grosse éponge juste avant, pour avoir le temps de bien appliquer la matière.
On fini à la taloche éponge.

On jointe les plaintes.

C’est fou ce que ça fini une pièce !

Salle d’eau

Pas possible de poser une base de carreaux entiers suffisante. Il y a plus de carreaux coupés qu’entiers. Je calepine toute la surface et je marque les angles.

Collage.

Palier

Même chose pour le palier.

On fini de jointer.
Il faut ensuite, quasiment décaper les carreaux. Ç’est totalement différent du carrelage sur lequel un coup de chiffon suffit à retirer les excédents de joint.

La dernière étape est le traitement hydrofuge et oléofuge. Ça donne une légère patine au travertin.

C’est la fin du travertin avant emménagement !
A faire plus tard, on garde l’entrée, qui servira à entreposer les matériaux et des outils. Et la terrasse, comme atelier extérieur et zone de stockage.

Le salon est fini ! Troisième pièce de la maison !
À quand le canapé ???

Dans la foulée

La chambre du bas est enfin peinte. On va y coller un parquet en contrecollé et finir l’électricité.

Installer les dernières portes !

Étape des sols avant emménagement finie !
Chambre du bas finie ! Quatrième pièce de la maison !!! 😀

On se rapproche…

Une petite salle d’eau, une cuisine, du chauffage, trois bricoles et on s’installe !

Grand virage

Bon.
Les enduits sont faits !

En haut.

Les chambres sont finies !
L’escalier et la passerelle presque terminés !
La salle de bain du haut se terminera après l’emménagement…
Bref, l’étage n’est plus un chantier !

En bas.

La grosse suite, c’est les sols !
La chambre du bas sert de placard de chantier.
La cave est pleine.
Il y a des restes de vieux chantiers dans tous les coins, des échafaudages sur la terrasse, et un bazar sans nom sous le hangar.

Et maintenant ? 😉

Gros rangement et petits chantiers.

Chaque fin de chantier annonce du changement; du rangement, pour organiser ce qui vient…
Celle ci est spéciale car il faut débarrasser presque entièrement la maison.
L’attention va d’abord se porter sur les outils (le plus important pour pouvoir bosser!), puis sur le hangar, dans lequel on transférera le contenu de la cave, et où on pourra installer tout ce qui reste dans la maison, en particulier la chambre du bas.

Pour ne pas faire que du rangement, j’alterne avec les petits chantiers en prévision du carrelage.

Salle d’eau

Application de la couche étanche dans la douche avant de poser le receveur et les menuiseries.

Atelier

Côté rangement, entre deux déchèteries, je fais d’autres étagères à l’atelier, je rachète des boites à outils, je réorganise pour les chantiers à venir.

Hangar

Suivie d’une GROSSE étagère sous le hangar pour ranger les gros machins encombrants qu’on veut garder.

Entrée

Le sol de l’entrée est 2 cm trop bas, je me suis trompé au moment des dalles bétons. Dommage, c’est pas donné le ragréage !

Terrasse

La terrasse est encore bien encombrée. Elle devra nous servir de zone de travail et de stockage pour les chantiers de carrelage.

Mais, parce qu’il y a toujours un mais !
Il faut finir ce très vieux chantier de maçonnerie des contreforts (qui est passé à l’as, ne me demandez pas pourquoi!).

Petit finish au niveau des joints pendant qu’on y est !

La douche

Retour dans la salle d’eau pour installer le receveur et les montants de la douche.

Pose à blanc avant ponçage.

Mise en place et bientôt vernis…

Chambre

L’atelier bois est en place, je continue avec les ouvertures de la chambre du bas.

Hangar

Ça y est, le hangar est rangé et dégagé, le bois stocké à la cave est sorti. La cave dégagée nous permettra de libérer la chambre du bas (dernière pièce à peindre).

Dernière maçonnerie !

Avant de ranger la bétonnière et les derniers échafaudages, on va finir de réparer le contrefort et mettre un petit coup de propre autour de la baie vitrée en finissant les joints de pierre et le linteau extérieur.

Une vieille et longue étape se termine. On garde quand même les plateaux d’échafaudages en guise de garde corps, mais on va pouvoir ranger le chantier maçonnerie et dégager la terrasse, enfin !

Cave

La cave est vidée ! On va pouvoir libérer la chambre du bas et préparer l’installation du circuit de chauffage.

Pendant que j’y suis, je fini le tableau du bas, pour accueillir circulateurs, calculateur et résistance.

Les ballons prennent leur place définitive. Il n’y aura plus qu’à raccorder tout ça. Enfin finir la conception, faire l’inventaire des pièces et tout assembler. Une broutille 😉

Y’a plus qu’à vider la chambre du bas…

Chambre du bas

La dalle béton n’est pas très plane. Petit ragréage avant de pouvoir y coller un parquet.

Cette chambre est prête pour la peinture, un poil d’électricité et un sol !

Les sols

L’arrivée des sols marque un gros virage.
Aboutissement des enduits, de la peinture et des finitions bois.
La maison ne ressemble plus beaucoup à un chantier. Il faut faire attention au sols en haut, aux murs blancs et aux enduits.

Fin de cette grosse transition. Repos, rangement, nettoyage et réorganisation indispensables pour passer à la suite…

Parquet chambre Est

Fin du parquet massif dans la deuxième chambre à l’étage.

Lambourdes.

J’utilise des lambourdes en Douglas rabotées tous les 40cm. Je décide assez vite d’en caler/fixer une tous les trois intervalles, au laser, et de fixer ensuite les intermédiaires, à la règle.

Parquet.

Le même qu’en face. Chêne massif de 23mm d’épaisseurs, 14cm de large, et de 45cm à plus de 2m de long.
Il aura prit le temps de s’accorder à l’humidité de la pièce.

La première ligne est la plus délicate. Il faut qu’elle soit parfaitement droite pour ne pas avoir de problèmes pour les suivantes. Il faut bien les frapper avec une cale avant de les visser dans l’angle de la languette, avec des vis à petites têtes pour ne pas fendre le bois.

On prendra soin de bien remplir le vide au fur et à mesure avec les dernières chutes de chaux-chanvre.

Encore quelques plaintes, de l’huile de tung, et cette chambre est finie ! 🙂

Les enduits !

C’est parti pour les enduits !
On est lessivés par la préparation sans relâche depuis plusieurs mois.
On fait la première semaine à trois avec Margot, embauchée pour l’exercice délicat de finir les murs et la voute de la chapelle, et l’entrée…

Margot nous a été conseillée par le projeteur. Lors de notre rencontre, elle nous a impressionné par la pertinence de ses propositions pour notre projet. Elle travaille avec ses clients et gère des chantiers participatifs. Le contact est bien passé, on a décidé de travailler avec elle.

A priori, j’envisageais des enduits chaux chanvre mais le rendu ne plaisait pas à Lise.
Après quelques essais, discussions avec Margot, recherches supplémentaires, et même mesures à la caméra thermique, on s’est décidé pour un enduit chaux sable avec le très beau sable du Royans.
Les différences mesurées à la caméra thermique sont faibles, de l’ordre d’un demi degré. On perd un poil…
Par contre, la mise en oeuvre du chaux chanvre est plus périlleuse rendant le chantier bien plus risqué au niveau esthétique.

Préparation du chantier.

Les premiers jours sont occupés à monter les échafaudages et à protéger tout ce qui doit l’être.

Première passe d’enduit.

Milieu de semaine, on attaque la première passe, à la chaux hydraulique (pour faire le lien avec la chaux du dessous) et du sable pas cher qu’on trouve juste à côté. Cette passe est tramée avec de la fibre de verre afin d’empêcher les fissures qui risquent d’apparaître notamment aux jonctions entre différents matériaux.

Pignon Ouest

En sachant qu’on ne peut pas s’arrêter n’importe ou avec les enduits; les pans doivent être traités ensembles, surtout pour la passe de finition, au risque de voir des raccords au milieu des surfaces.

On décide de commencer à l’Ouest, pour être sur de pouvoir traiter les voutes pendant la présence précieuse de Margot. L’entrée nous servira de tampon puisqu’il n’y a qu’une toute petite jonction la reliant à la chapelle. L’essentiel au niveau des raccords est de s’arrêter sur les angles rentrant et éventuellement, quand on n’a pas le choix, sur angle saillant.

Baie Sud

Pendant qu’on fait le tour du pignon avec Lise, Margot s’attaque au cadre de la grande baie.

Le voisin est passé.

Le voisin passe nous voir à l’improviste, ou pour nous livrer du bois, je ne sais plus. Il visite le chantier, et en parlant du chauffage bois, me raconte l’histoire de ses amis et de leur maison très haute sous plafond; depuis qu’il ont installé un destratificateur, la chaleur est bien mieux repartie dans la pièce.
C’est le moment ou jamais de tirer une gaine électrique avant de finir les voutes.

Pan Sud

La première passe du pignon Ouest est faite.

On continue la première passe tramée sur le pan Sud, jusqu’à la clé de voute.

On fini la semaine avec un pignon et le pan Sud fini. Le support est réouvert (gratté) pour permettre la bonne accroche de la seconde couche.

Linteau du we

On a pris du retard car on avait prévu de faire la préparation avant l’arrivée de Margot. Malgré nos efforts et nos week-ends, on a du le faire pendant sa présence. Elle est malheureusement déjà engagée sur un prochain chantier, donc pas de rab à nous consacrer… Le temps nous est compté ! La semaine à six s’annonce chargée…

On va se faire un petit linteau du we, histoire d’amorcer le pan Nord.

Deuxième semaine, à six !

C’est parti pour le chantier participatif avec l’aide de Pierre, Jérôme et Charles.

Voute Nord

Ça va vite. Le cadre de la fenêtre Nord est déjà fait, la voute est finie en fin de matinée.

Pignon Est.

On enchaine avec le pignon Est et la vielle arche en pierre taillées. Elle est assez abimée et déformée. Le redressage des voutes en a même absorbé une partie. On va la redessiner au mieux. C’est Lise qui s’y colle.

On a fait une voute et la face chapelle du deuxième pignon en une journée.
On va pouvoir s’attaquer à la deuxième couche !

Deuxième passe : finition

Petit cour de finition en début de deuxième journée.
Cette passe est faite à la chaux aérienne et avec le beau sable du Royans. Le mélange est plus onctueux et plus facile à appliquer mais le talochage est plus technique et précis.

Salon, pignon Ouest, pan Sud

On aura le temps durant cette journée de faire le pignon Ouest, côté salon et chapelle.

Le pan Sud doit et va être fait la journée suivante. Sur les voutes, le talochage est fait à la taloche éponge.

Oh que c’est beau !

Pan Nord & fin de première passe sur pignon Est

On fini la grosse semaine par la finition du pan Nord et la première passe du pignon Est, y compris dans la cage d’escalier.

Fin de deuxième semaine

On a bien géré l’affaire ! La chapelle est bientôt terminée, les grandes surfaces sont faites. A partir de là, on aurait pu finir seuls, avec l’expérience acquise mais Margot revient deux jours la semaine prochaine avec son collègue Jason, pour finir le pignon et boucler le chantier.

Dès qu’on peut, on déscotch et on admire…

Fin du pignon Est sauf dans l’entrée.

Fin de chantier avec Margot. Deux jours en équipe réduite avec deux pros pour terminer la chapelle et la cage d’escalier.

C’est la bonne étape pour s’arrêter, et finir l’entrée plus tard, car on va pouvoir démonter tous les échafaudages ! 🙂

Fraichement fini

Bouclage du chantier « Enduits avec Margot ».
On démonte les échafaudages et on déshabille la passerelle.
Et on admire ! 😉

Je sentais bien que cet exercice était potentiellement casse gueule. Tout foirer à ce stade aurait été une trop grande déception…
On a bien fait de faire appel et je ne sais pas si on aurait pu mieux tomber.
Margot est d’un grand professionnalisme ! Elle a assuré la qualité tout en gérant une belle bande de débutants (ou presque). Elle-même était surprise du résultat !
En tout cas chapeau ! Grand merci à elle, à Jérôme, Pierre et Charles ! Et bien sûr Lise, ça va sans dire, qui s’est révélée tout à fait doué pour l’exercice.

Entrée

D’ailleurs, c’est à deux, avec Lise qu’on va finir les enduits, dans l’entrée.

Préparation

Même scénario que pour le gros chantier: d’abord, on protège.

Porte Cave

Entre temps, il y a eu le petit exercice de la porte de la cave. La maçonnerie était assez approximative à cet endroit. Retailler un bloc porte sur un linteau en trois pans, en pente, n’était pas aisé.

Deux passes

C’est parti pour la première passe, tramée.

Suivie de la passe de finition.

On s’en est sortis comme des chefs ! L’enseignement de Margot a porté ses fruits !

Fin des enduits !

Dernier gros chantier dans la maison. C’était un gros morceau oh combien important ! On est soulagés et ravis du résultat ! C’est beau !

On admire 🙂

En terme de performance thermique, je dirais qu’on est très proche d’une finition chaux-chanvre. En terme d’esthétique, particulièrement en chantier participatif, je dirais qu’on a été bons ! Le résultat est à la hauteur de ce que l’on espérait.
Là où on a certainement le plus perdu, c’est au niveau acoustique ! bizarre qu’on ait si peu anticipé cet aspect. La chapelle résonne à présent alors que ce n’était pas du tout le cas avant… A bon entendeur… 😉

Dernières marches

Toujours dans l’ambiance du rendez vous des enduits de finitions, hé oui finition, il faut avoir fini tout ce que l’on souhaite voir « noyé » dans les murs enduits.
L’escalier, les rambardes qui sont fixées aux parties enduites, le linteau du salon, la peinture du salon, le cadre du compteur et du tableau électrique et d’autres détails.

Petit escalier.

Facile 🙂
Montage à blanc.

Et… démontage, ponçage et traitement.
Puis… remontage ! 😉

Escalier et passerelle opérationnels !
Y’a plus qu’à faire les finitions… Trois fois rien 😉

Et à admirer, quand même, un peu, comme ça, vite fait. 🙂

L’experience corporelle de cheminer à l’étage en toute fluidité, après toutes ces années de contorsion, se passe de mots ! 😉

Fin de la préparation du chantier enduit.

On a deux semaines devant nous avant le chantier des enduits. Tout ce que l’on veut voir épousé par la finition à la chaux doit être fait.

Trois bricoles.

Le chantier bois est bien en place. J’avance sur les derniers éléments de la chapelle.

Le linteau du salon.

Les supports de lampes au dessus du futur évier.

Le cadre du compteur et tableau électriques.

Et le cadre de l’échangeur.

Parquet.

Pendant que Lise fini les joints du salon qu’il faudra bientôt peindre…

J’ai une petite fenêtre pour faire le parquet de la chambre Ouest, j’en profite !
Les lambourdes sont déjà en place, le chêne est à l’humidité de la pièce, y’a plus qu’à !

Je vais enfin pouvoir consommer les chutes de chaux chanvre stockées sur la terrasse depuis la fin du chantier de projection, pour corriger les ponts thermiques liés aux plancher béton.

Finish.

Ponçage.

Application du fond dur anti tanin.

Allez, encore les plaintes, huiler l’ensemble et cette chambre est FINIE !!!

Première pièce (presque: l’huile!) entièrement finie. Ça fait beaucoup de bien psychologiquement ! Vous ne vous en rendez probablement pas compte…

Derniers détails.

Et pas des moindres !
Puisque la suite, ce sont les rambardes d’escalier et passerelle. Ferronnerie quoi, bref soudure… Peut être bien un chantier que j’évitais soigneusement tellement je me sens à l’aise avec cette dernière !!
En tout cas, c’est ce qu’il reste à faire avec la peinture du salon…

Je travaille avec des barres de fer plat de 6 m de long en 10 par 40 mm.
J’attaque par les rambardes de la passerelle. Je fabrique vite fait un gabarit pour mettre les rambardes en place et un autre pour les angles droits.


Je vais enfin vivre mon éveil du soudeur, en passant de l’appréhension à l’appel de l’expérience en profondeur, avec les atomes de métal en fusion. Depuis, je fais des « belles » soudures. Enfin mieux qu’avant quoi 😉

Mise en place des structures et assemblage.

En attendant Lise pour remettre les grandes structures en place, je fais la rambarde de l’escalier qui sera prise dans l’enduit. Les autres attendront…

C’est maintenant en place.

Stage peinture niveau avancé pour Lise dans le salon.

L’assemblage se fait par vissage en M10. J’ai récemment découvert la visseuse à choc comme perceuse à métal. Je n’en reviens toujours pas. Il faut évidement des forets à métal spéciaux pour les chocs mais c’est tout bonnement hallucinant à quelle vitesse ça perce l’acier, avec une machine à main, en équilibre sur un escabeau !
Je recommande !

Stage ferronnerie n°1 terminé ! 🙂
La suite après les enduits…

Des petites barres rondes d’acier de 5 mm viendront finir les gardes corps.

Imminent.

Les dernières semaines ont été bien remplies, et les prochaines aussi !
Y’a plus qu’à ranger et nettoyer. Lundi Margot arrive, demain quoi !!!

Parquet palier et passerelle

L’exercice de l’escalier a été l’occasion de reviser les altitudes. Sur quelle hauteur vais-je baser ma dernière marche pour avoir des intervalles réguliers. Inévitablement, depuis les premières références d’altitude du chantier, quelques centimètres se sont immiscés entre la version fantasmée des plans d’architecture et ce que la maison est devenue 5 ans plus tard…
La planéité des planchers béton a été mesurée, et pour pouvoir aligner précisément le plancher des chambres, de la salle de bain (en partie faite; 2 cm de liège et 2,5 cm de fermacell), du palier et de la passerelle, il a fallut détailler précisément l’épaisseur des sols. En faisant quelques compromis sur les lambourdes des parquets des chambres, ça s’est décidé sur 6 cm.

Le palier

Petit entrainement avant la passerelle. Il faut ajouter à l’OSB de 23 mm des petites lattes de 14 mm, collées et vissées avant d’y fixer le parquet de chêne de 23 mm (qui sera aussi sur la passerelle et dans les chambres) lui aussi collé et vissé.
Ici, je colle car la portée de mon plancher est de presque 80 cm. Une fois assemblé, l’ensemble se comporte quasiment comme un élément de 60 mm d’épaisseur, largement suffisant pour cet entraxe.

La passerelle

Lors de la conception, j’ai eu du mal à imaginer des lampes pendre au plafond de la chapelle, je m’étais dit que j’éclairerai la salle à manger depuis la passerelle, et aussi la passerelle elle-même.

Même combat que pour le palier, son plancher sera composé de l’OSB, des lattes intermédiaires et du parquet, également collés et vissés. Par contre, ses champs devront accueillir des bandes LED.

Petite défonce pour intégrer les transformateurs de LEDs.

Sans oublier de passer les fils des lampes qui seront sous la passerelle.

Et woilà 🙂

Encore quelques marches et le chemin vers la chambre Ouest sera accompli…

L’escalier

Ça y est, il arrive ! Enfin d’abord faut recaler la conception dans les dimensions du réel, sélectionner les morceaux de châtaignier, les déligner, dégauchir, raboter, bouveter, coller…
On y vient.

Plans d’exécution.

Après une mesure précise de la cage d’escalier, et une belle projection dans les autres sols de l’étage (j’en parle dans le prochain article), je vais finir de concevoir l’escalier aux bonnes dimensions.
A partir de ce dernier plan 3D, je vais produire un nombre impressionnant de plans de calepinage et de découpe des neuf marches et des quatre limons.

Délignage, rabotage et assemblage.

Il faut ensuite se projeter dans les planches brutes pour produire des panneaux de 40mm pour les marches et 55mm pour les limons.

Je commence par les marches. Un petit entrainement sur les parties simples est bien souhaitable avant d’attaquer les gros morceaux !

Dégauchissage et rabotage des éléments prélevés.

Puis bouvetage des champs à la toupie avant de coller.

Traçage et découpe de précision.

Il va ensuite falloir reporter précisément les plans d’exécution sur chaque panneau et découper chaque marche avec leurs tenons aux extrémités.

Le ténonnage sera une bonne occasion d’enfin prendre vraiment en main la défonceuse. Un des aspects essentiels de l’utilisation de cet outil est la création de gabarits.

On passe ensuite aux limons.
En voilà des grandes pièces ! Le traçage est (très) difficile. Plusieurs plans de chaque pièces seront nécessaires pour recouper le dessin et s’assurer de leur justesse. Trois ou quatre tentatives de traçage sur chaque limon seront nécessaires avant la découpe.

Assemblage et collage des panneaux.

Pièce brute avant traçage.

Mortaisage.

Assemblage de la première volée.

Je dois bientôt partir en mission boulot. Je me hâte d’assembler la première volée ! Ça fait déjà plusieurs semaines que je bosse sans savoir si ce que j’ai fait va marcher…
On dirait bien que oui, pour cette partie…

La suite à mon retour…

Essais d’enduits.

Pendant mon absence, Margot (conseillée pour les enduits de finition par le projeteur de chaux chanvre Alexandre Caillet) avec qui nous avions eu premier rendez vous très instructif, est venue faire ce qu’elle nous proposais; des essais des différents enduits que nous avions envisagés: sable d’Ambonil, sable du Royans, et silice. On attend un peu que ça sèche et notre choix va vite se porter vers le sable du Royans, en bas sur la photo.

Deuxième volée.

C’est au tour de la deuxième partie d’être assemblée.

Montage à blanc et calage.

Le suspens est à son comble ! Me suis-je trompé quelque part ? Après un mois de travail très exigeant, je vais avoir la réponse.

Une petite erreur s’est quand même glissée à l’étape de la conception, j’avais oublié de réintégrer l’épaisseur du carrelage. Sans gravité ! Deux cales corrigeront le problème. La hauteur des marches n’est pas affectée.

Julien vient m’aider à assembler les deux volées. On ajuste, on cale et on fixe. Ça marche ! Grand soulagement et grande fierté ! 🙂

Finitions.

Et maintenant, on démonte tout !

Avant d’attaquer les finitions, j’avais besoin de savoir si le gros du travail était ok. Il faut maintenant tout désassembler, faire des chanfreins, poncer, appliquer le fond dur anti tanin et huiler.

Montage final.

Et maintenant, on remonte tout !

C’est avec Lise que je vais assembler et fixer la version finale de l’escalier.

C’était un sacré exercice ! Encore une belle initiation et une belle étape de franchie vers l’aboutissement de ces années de travail…

Il reste encore le petit bout du haut que je ferais après avoir les parquets du palier et de la passerelle…

Peinture

Tout l’étage est enduit, avec ses finitions bois et ses joints acrylique.

N’embauchez pas le voisin de maman !

On cherche un peintre pour accélérer un peu le chantier. Déléguer la peinture ne devrait pas poser de problèmes.
« difficile de faire de la merde avec la peinture » me disais-je. Et bien j’avais tort !

Bref, pour la faire courte, on s’est retrouvé engagé avec le voisin de ma mère, apparement sympa, et apparement peintre professionnel. Sauf qu’il débarque avec de la peinture qu’il ne connait pas, ne sait pas se servir d’un échafaudage et appelle son pote pour savoir comment nettoyer des tâches de peinture, après 30 ans de métier…
Après une bonne semaine de boulot, on va gentiment lui demander de ne pas continuer, stop le carnage ! Je dis ça comme ça mais en vrai, c’était pas si simple…

Petit contretemps donc. On va devoir reprendre la plupart des surfaces qui ont été commencées, et les finir.
Avec toujours en priorité la cage d’escalier, pour enfin enlever l’échafaudage et libérer l’espace pour l’arrivée de l’escalier, du palier et de la passerelle…

Et la chambre Ouest pour commencer le parquet.

Et pour les plus observateurs, les lambourdes du futur parquet sont déjà en place. Le parquet qui séjournait sur la passerelle peut enfin rentrer dans la pièce dans laquelle il sera installé, afin de s’adapter à son humidité.

Par la suite, Jérôme viendra nous aider pour peindre le reste des pièces à l’étage pendant que Lise fait des enduits au rez de chaussée.