L’escalier

Ça y est, il arrive ! Enfin d’abord faut recaler la conception dans les dimensions du réel, sélectionner les morceaux de châtaignier, les déligner, dégauchir, raboter, bouveter, coller…
On y vient.

Plans d’exécution.

Après une mesure précise de la cage d’escalier, et une belle projection dans les autres sols de l’étage (j’en parle dans le prochain article), je vais finir de concevoir l’escalier aux bonnes dimensions.
A partir de ce dernier plan 3D, je vais produire un nombre impressionnant de plans de calepinage et de découpe des neuf marches et des quatre limons.

Délignage, rabotage et assemblage.

Il faut ensuite se projeter dans les planches brutes pour produire des panneaux de 40mm pour les marches et 55mm pour les limons.

Je commence par les marches. Un petit entrainement sur les parties simples est bien souhaitable avant d’attaquer les gros morceaux !

Dégauchissage et rabotage des éléments prélevés.

Puis bouvetage des champs à la toupie avant de coller.

Traçage et découpe de précision.

Il va ensuite falloir reporter précisément les plans d’exécution sur chaque panneau et découper chaque marche avec leurs tenons aux extrémités.

Le ténonnage sera une bonne occasion d’enfin prendre vraiment en main la défonceuse. Un des aspects essentiels de l’utilisation de cet outil est la création de gabarits.

On passe ensuite aux limons.
En voilà des grandes pièces ! Le traçage est (très) difficile. Plusieurs plans de chaque pièces seront nécessaires pour recouper le dessin et s’assurer de leur justesse. Trois ou quatre tentatives de traçage sur chaque limon seront nécessaires avant la découpe.

Assemblage et collage des panneaux.

Pièce brute avant traçage.

Mortaisage.

Assemblage de la première volée.

Je dois bientôt partir en mission boulot. Je me hâte d’assembler la première volée ! Ça fait déjà plusieurs semaines que je bosse sans savoir si ce que j’ai fait va marcher…
On dirait bien que oui, pour cette partie…

La suite à mon retour…

Essais d’enduits.

Pendant mon absence, Margot (conseillée pour les enduits de finition par le projeteur de chaux chanvre Alexandre Caillet) avec qui nous avions eu premier rendez vous très instructif, est venue faire ce qu’elle nous proposais; des essais des différents enduits que nous avions envisagés: sable d’Ambonil, sable du Royans, et silice. On attend un peu que ça sèche et notre choix va vite se porter vers le sable du Royans, en bas sur la photo.

Deuxième volée.

C’est au tour de la deuxième partie d’être assemblée.

Montage à blanc et calage.

Le suspens est à son comble ! Me suis-je trompé quelque part ? Après un mois de travail très exigeant, je vais avoir la réponse.

Une petite erreur s’est quand même glissée à l’étape de la conception, j’avais oublié de réintégrer l’épaisseur du carrelage. Sans gravité ! Deux cales corrigeront le problème. La hauteur des marches n’est pas affectée.

Julien vient m’aider à assembler les deux volées. On ajuste, on cale et on fixe. Ça marche ! Grand soulagement et grande fierté ! 🙂

Finitions.

Et maintenant, on démonte tout !

Avant d’attaquer les finitions, j’avais besoin de savoir si le gros du travail était ok. Il faut maintenant tout désassembler, faire des chanfreins, poncer, appliquer le fond dur anti tanin et huiler.

Montage final.

Et maintenant, on remonte tout !

C’est avec Lise que je vais assembler et fixer la version finale de l’escalier.

C’était un sacré exercice ! Encore une belle initiation et une belle étape de franchie vers l’aboutissement de ces années de travail…

Il reste encore le petit bout du haut que je ferais après avoir les parquets du palier et de la passerelle…

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